Que s’est-il passé le 7 octobre 2023 : chronologie de l’attaque menée par le Hamas dans le sud d’Israël
L’attaque a commencé par des tirs de roquettes vers 6 h 29. Les assauts se sont déroulés simultanément dans les localités, sur les routes et contre des positions militaires ; certains combats ont continué le lendemain.

L’attaque menée par le Hamas dans le sud d’Israël a commencé le 7 octobre 2023 par un important barrage de roquettes vers 6 h 29. Des terroristes ont franchi la frontière de Gaza et attaqué des positions militaires, des localités, des villes et les participants au festival de musique Nova. Des civils et des membres des forces de sécurité ont été tués, et des personnes ont été enlevées vers Gaza.
Les événements n’ont pas suivi un seul parcours continu. Les attaques se sont déroulées simultanément, et l’expérience d’une localité ne peut représenter celle d’une autre. La résistance locale, l’arrivée des premiers secours, les évacuations et le rétablissement du contrôle sont intervenus à des moments différents. Certains combats et sauvetages ont continué après la fin du 7 octobre.
Toutes les heures ci-dessous sont les heures locales israéliennes. Les minutes précises issues d’enquêtes militaires ultérieures restent des conclusions attribuées à ces enquêtes. Lorsque les éléments examinés ne permettent pas d’établir une minute fiable, la chronologie retient une plage plus large. L’horloge affichée par une caméra n’est pas automatiquement un horodatage exact.
Vers 6 h 29 : le barrage initial de roquettes
Les tirs de roquettes depuis Gaza ont marqué le début de l’attaque. La reconstitution de Reuters et les comptes rendus militaires ultérieurs situent le commencement vers 6 h 29 ; d’autres récits indiquent 6 h 30. Ce faible écart n’établit pas un événement distinct. La formulation historique utile est celle d’un barrage initial autour de cette heure.
Pour les habitants et les festivaliers, les roquettes ont d’abord imposé de se mettre à l’abri ou de quitter les zones exposées. Les attaques terrestres se développaient au même moment. L’heure de début à l’échelle nationale ne doit pas être réutilisée comme la minute d’entrée des terroristes dans chaque kibboutz, de leur arrivée sur une route précise ou de leurs premiers tirs à un endroit donné.
À partir de 6 h 30 environ : brèches frontalières et attaques de positions militaires
Des terroristes ont franchi la frontière en plusieurs points et attaqué des installations militaires ainsi que des sites civils. L’enquête de Human Rights Watch a identifié les Brigades al-Qassam du Hamas comme ayant dirigé l’assaut, auquel d’autres groupes armés palestiniens ont participé. Cette description n’attribue pas au Hamas chaque assaillant visible et ne situe pas chaque franchissement à la même minute.
Les images et les enquêtes ultérieures documentent des attaques contre des infrastructures de surveillance et des bases. Cette phase initiale compte, car les attaques contre les localités civiles ne se sont pas déroulées indépendamment de celles visant les positions militaires voisines. Elle ne répond pas, à elle seule, à toutes les questions sur les alertes antérieures, les décisions du commandement ou les horaires des ordres de renfort.
Vers 6 h 49 : l’entrée à Nir Oz
L’enquête militaire rapportée en mars 2025 situait l’entrée des premiers terroristes à Nir Oz vers 6 h 49. Elle décrivait la résistance des défenseurs locaux, tandis que les renforts terrestres n’arrivaient pas à temps. Ces minutes proviennent de cette reconstitution, et non d’une horloge maîtresse commune aux lieux d’attaque qui aurait été examinée indépendamment.
Les meurtres, les enlèvements et les pillages se sont poursuivis dans la matinée. L’indication de l’enquête selon laquelle les enlèvements y auraient commencé vers 8 h 30 est propre à Nir Oz. Ce n’est pas l’heure du premier enlèvement de toute l’attaque. Des personnes ont été emmenées depuis plusieurs localités, routes et sites militaires.
Entre 6 h 55 et 7 heures environ : les terroristes entrent à Be’eri
La reconstitution ultérieure de Reuters situait des hommes armés à l’entrée de Be’eri vers 6 h 55, avant une alerte d’infiltration vers 7 heures. Elle combinait vidéos de sécurité, messages et entretiens. L’enquête expliquait aussi qu’une caméra affichait l’heure d’hiver, en retard d’une heure sur l’heure d’été alors en vigueur.
Cet écart d’horloge montre pourquoi les premières légendes doivent être vérifiées. Un horodatage repris sans correction peut déplacer un événement d’une heure. La séquence du portail n’établit pas non plus quand chaque maison a été attaquée. La violence s’est propagée dans la localité pendant que les habitants se mettaient à l’abri, contactaient leurs proches et demandaient de l’aide.
Dès le début de matinée : Kfar Aza et d’autres localités
Kfar Aza figurait parmi les localités attaquées. Des habitants se cachaient chez eux tandis que des terroristes parcouraient le kibboutz ; certaines personnes ont été enlevées. Les reportages de Reuters et l’enquête de Human Rights Watch documentent l’assaut, mais les éléments examinés ne permettent pas de fixer ici une minute d’entrée initiale réconciliant les différentes sources.
L’absence de minute précise ne traduit pas une incertitude sur la réalité de l’attaque. Elle marque la limite de cette chronologie. L’accès ultérieur des journalistes, les opérations de récupération et le sauvetage d’une famille donnée sont des étapes distinctes. Il ne faut pas les transformer en une affirmation unique et non étayée sur le moment où l’ensemble de la localité a été sécurisé.
De la matinée à la mi-journée : le festival Nova et les voies de fuite
Au festival Nova, près de Re’im, les participants ont commencé à fuir après le barrage de roquettes. Des terroristes ont attaqué sur le site du festival, ainsi que sur les routes et dans les abris alentour. S’éloigner du terrain ne signifiait pas nécessairement sortir du danger. Certaines personnes ont rencontré des hommes armés en tentant de s’échapper.
Les analyses vidéo ont établi des rencontres précises sur ces itinéraires. Human Rights Watch a décrit des incidents vérifiés dans des abris et des zones de stationnement à différents moments de la matinée et de la mi-journée. Ces éléments ne doivent pas être ramenés à une seule minute supposée de début pour toute l’attaque du festival. Une fusillade au bord d’une route et l’entrée sur le terrain principal sont des événements différents.
Les premiers bilans ont ensuite été révisés au fil des identifications et des enquêtes. Une chronologie doit éviter de mélanger un premier décompte de corps retrouvés et un nombre d’otages établi plus tard, comme s’ils appartenaient à une même évaluation définitive. La séquence essentielle reste claire : roquettes, tentative de fuite, attaques dans la zone et enlèvements.
Dès le début de matinée : Sderot et Ofakim
À Sderot, des terroristes ont attaqué des civils et pris le commissariat. Policiers et soldats ont riposté. La bataille du commissariat s’est poursuivie pendant la nuit jusqu’au 8 octobre. Un compte rendu annonçant le contrôle du bâtiment n’indique pas automatiquement l’heure exacte de sa sécurisation, et contrôler un bâtiment ne revient pas à avoir nettoyé toute la ville.
À Ofakim, une enquête militaire ultérieure a décrit la résistance de policiers, de civils et de soldats isolés. Sa chronologie situait vers 10 h 45 la fin de la présence de terroristes opérant ouvertement dans les rues. Tous les incidents n’étaient pas terminés pour autant. La prise d’otages au domicile de la famille Edry s’est poursuivie dans la nuit suivante.
L’enquête rapportée situait ce sauvetage vers 2 h 25 le 8 octobre. La distinction compte : le barrage initial, les attaques dans les rues et la fin d’une prise d’otages étaient des moments distincts de ce qu’a vécu la ville. Les recherches et les opérations de sécurité pouvaient continuer après la fin d’un affrontement précis.
Tout au long de l’attaque : les enlèvements vers Gaza
Des terroristes ont emmené à Gaza des civils et des membres des forces de sécurité depuis plusieurs sites. Le groupe historique est généralement décrit comme comprenant 251 personnes enlevées le 7 octobre. Ce nombre n’indique pas combien étaient encore captives à une date ultérieure. Il comprend aussi des personnes emmenées vivantes et des dépouilles transportées à Gaza.
Un enregistrement montrant une personne sous contrôle armé peut établir un moment précis de captivité. À lui seul, il n’établit pas l’itinéraire complet, l’heure du franchissement de la frontière ni le sort ultérieur de cette personne. Ces questions exigent d’autres documents et des éléments propres à chaque cas. La situation actuelle des otages relève d’une mise à jour vérifiée séparément.
Après-midi, nuit et 8 octobre : riposte et sauvetages
Des équipes locales de sécurité, des policiers, des soldats et des civils ont résisté tandis que la réponse nationale s’élargissait. Israël a lancé des frappes aériennes, et les mesures d’urgence ont été étendues. L’arrivée des premiers soldats sur un site ne rétablissait pas nécessairement le contrôle et ne libérait pas immédiatement les habitants piégés ailleurs. Les chronologies de la riposte doivent donc être examinées localité par localité.
À Nir Oz, l’enquête militaire rapportée situait l’arrivée de l’unité Yamas de la police des frontières à 13 h 10 et celle d’une force de l’unité Egoz de Tsahal à 13 h 47, après le départ des terroristes. À Be’eri, les sauvetages et les combats ont continué pendant la nuit. Le sauvetage des otages d’Ofakim et la bataille du commissariat de Sderot se sont également prolongés jusqu’au 8 octobre.
Lire la chronologie sans perdre de vue l’ampleur de l’attaque
Environ 1 200 personnes ont été tuées dans l’attaque, un chiffre historique arrondi qui comprend des civils et des membres des forces de sécurité. Il ne doit pas être reformulé comme « 1 200 civils ». L’enquête de Human Rights Watch sur le 7 octobre documente des meurtres et des prises d’otages dans de nombreux sites civils.
Cette chronologie relie les événements sans prétendre remplacer les enquêtes individuelles. La précision consiste à donner une minute fiable lorsque les éléments le permettent, à conserver l’attribution nécessaire et à laisser ailleurs une plage horaire honnête. Elle consiste aussi à se rappeler que la journée s’est terminée sur le calendrier avant que tous les combats et sauvetages ne prennent fin sur le terrain.